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La wilaya de Béchar se situe au sud-ouest du territoire
national. Elle est limitée :
• à l'Est par la Wilaya d'Adrar,
• à l'Ouest par le Royaume du Maroc,
• au Nord par les Wilayate de Naâma et d'El Bayadh,
• et au Sud par les Wilayates de Tindouf et d'Adrar.
Elle constitue un pole important dans le Schémas Régional
d’Aménagement du Territoire (SRAT). Sa position
spatiale et son tracé frontalier de plus de 600 Km
avec le Royaume marocain lui confèrent cette vocation
régionale de premier ordre.
Avec une superficie de 161.400 Km2, soit 6,77%
environ du territoire national, la Wilaya de Béchar
occupe le 6ème rang par rapport à l'ensemble
des wilayate du pays. L'immensité du territoire et
l'éparpillement des populations augmentent les distances
entre les localités. A titre d’exemple, les communes
les plus rapprochées entre elles sont distantes de
11 Km (Timoudi et Ouled Khodeir). Les plus éloignées
sont celles de Ksabi et Tabelbala (588 Km) (cf. tableau des
distances).
Le territoire de la wilaya de Béchar est
formé de cinq (5) principaux reliefs :
• Les montagnes : Elles
sont dénudées et parfois élevées.
Citons Djebel
Antar (1953 m), Djebel Grouz (1.835m) et Djebel
Béchar (1206 m).
• Les Oueds : Six principaux oueds
sillonnent la wilaya. Du Nord au Sud on rencontre Oued
Namous, Oued Zouzfana, Oued Béchar, Oued
Guir, Oued Saoura et Oued Daoura.
• Les vallées : Ce sont
des dépressions façonnées par les cours
d'eau importants.
Les
principales sont celles de la Zouzfana, du Guir et de la
Saoura.
• Les Regs(Hamada) : Ce sont de vastes
étendues rocailleuses. Les plus importantes
sont celles de Guir et Daoura.
• Les ergs : Ils représentent
des massifs dunaires pouvant atteindre jusqu'à
300 m de hauteur. Les ergs existants portent le nom
de Grand Erg Occidental, Erg Erraoui, Erg El Atchane, et
l'Erg Iguidi.
c- Climatologie:
La Wilaya de Béchar est caractérisée
par un climat de type désertique continental. On distingue
deux zones :
- La zone de transition délimitée par Béni
Ounif au nord et le parallèle d’Igli au sud :
très chaude en été (+ 45°C) et froid
rude en hiver (2°C à 3°C) .Les précipitations
sont de l’ordre de 60 mm/an. Les vents de sable sont
fréquents et souvent violents (100 km/h).
- La zone désertique s’étend au-delà
de Béni Abbès. Les précipitations sont
de l’ordre de 40 mm/an. Les vents de sable sont très
fréquents.
d-La
centrale électrique : (appelé communément
par les gens CENTRA ) située à mi-chemin entre
Bechar et Bechar Djedid, tire son origine de l'emplacement
de la centrale électrique des houillères qui
produit de l'électricité (110V) pour Bechar,
Bechar Djedid et Kénadsa.
C'est grâce à elle que la population a vu de
la lumière pour la première fois. Bechar djedid
: Situé au sud de la ville de Bechar à 7 km,
appelé dans le temps Bidon deux, à l'origine
était construit pour le personnel des houillères
travaillant dans la mine de charbon.
ABADLA : ville connue par son oued dit "oued
GUIR", par sa plaine de 3000 hectares de terres fertiles.
Elle est connue également par un folklore unique dans
la région qui est le hobby.
KERZAZ : Ville accueillante, siége de la Zaoui de Sidi
ahmed Benmoussa, sa renommée a dépassé
les frontières, situé à 120 km de Bebi-Abbes.
Kerzaz se caractérise par une hospitalité légendaire,
région ou le silence plane dans les grandes espaces
infinis, des dunes de sable dorées qui s'étendent
à l'horizon infini.
BENI-ABBES
: Situé a 250 km de Bechar sur la route nationale
n°6 sur l'axe Bechar-Adrar, deux hôtels dont le
Grand Erg communément appelé dans le temps hôtel
"Citroën" construit par la maison Citroën
pour ses relais dans le sud ouest, actuellement hôtel
Rym de renommé mondiale où s'est déroulé
il y quelques années le film "Thé au Sahara"
du réalisateur italien Berlusconi Bertolucci.
Le ksar Ghar-diba, à quelques mètres de l'actuelle
station d'essence NAFTAL implanté sur les bords de
la falaise qui surplombe Béni-Abbes, était protégé
de remparts formant un grand cercle entourant l'ensemble de
la surface, il subsiste encore des traces apparentes des murs
de ce ksar qui est fondé par les Bni Hcien.
A l'entrée de la grotte sous la falaise à 3
mètres du sol se dresse un tableau figuratif de signes
intacts, qui atteste la présence d'une des tribus qui
ont marqué cette région. La légende de
la naissance de la source de Beni-Abbes raconte que vers le
6éme siècle de l'hégire, Sidi Othmane
venu d'Égypte campa avec son compagnon prés
de la colline de Hmama durant trois jours, il enfonça
son bâton par terre et ordonna à son camarade
de ne le relever qu'après sa mort.
Son compagnon exécuta le voeu de Sidi Othmane et retira
le bâton de la terre et à cet instant l'eau jaillit
et depuis l'AIN de Béni-Abbes coulait. Situé
à hauteur d'une des importantes dunes de sable du grand
Erg Occidental, par son site naturel, la densité de
sa palmeraie en forme de scorpion, son eau d'une qualité
supérieure, Beni-Abbes est très séduisante.
Les deux Ksar que compte la ville dominent la rive droite
de la vallée d'Oued Guir. Avec l'ermitage du père
de Foucault, le musée, le vieux Ksar perdu au coeur
de la palmeraie et et avec ses traditions Beni-Abbes présente
un intérêt touristique certain.
KSOURS DU NORD : Trois ksars Boukais, Mougheul
et Lahmar situés au nord de la vile de Béchar
se distinguent par un folklore commun qui est le Hidous. Le
ksar de Boukais encore intact, une promenade dans ses sombres
ruelles vous replonge dans le passé lointain, il se
distingue par sa source à l'eau tiède en hivers
et le mausolée de sid El Hadj saint patron du village
où de nombreux malades viennent invoquer la miséricorde
divine.
TABELBALA : Connu par le mystère de
ses tombes géantes de 7 à 8 m de long par son
dialecte qui est difficile à comprendre. La tradition
orale rapporte que lors de la prière du Sobh, le muezzin
aurait aperçu des flammes à un endroit non loin
de la mosquée, accompagné de quelques fidèles,
il vint s'enquérir de l'origine du feu.
Alors ils trouvèrent sept tombes encore fraîches
et des traces de chameaux et depuis une coupole s'est érigée
en l'honneur de ces sept hommes. Comme pour toute la région
du Sahara, l'histoire de cette localité est difficile
à écrire la légende raconte que vers
le 6 éme siècle de l'hegire, les habitants de
Taghit étaient si nombreux (KOUM), de là viendrait
l'appellation de Beni Goumi.
A cet époque serait apparu un homme saint, qui avait
quitté sa ville à Baghdad et s'installa à
Taghit pour prêcher le coran, ce saint s'appela Sidi
Mohamed Bayazid, après sa mort une Kouba (stèle)
sera érigée entre Berrebi et Bakhti en son honneur
et qui portait son nom jusqu'à nos jours.
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